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Critiques libres d'élèves

Tous les articles (4)
  • Dans la mer il y a des crocodiles

    Par Matthieu PINEL, publié le lundi 24 novembre 2014 11:05 - Mis à jour le lundi 24 novembre 2014 11:05

    Ce livre est une réflexion sur l'immigration qui touche les adultes comme les enfants. C'est une aventure qui laisse des traces et qui blesse à la fois physiquement et moralement. Chaque frontière passée change la personnalité de chacun. « Aucune frontière ne laisse passer sereinement, elles blessent toutes écrit Laurent Gaudé, l'auteur d'Eldorado qui centre son histoire autour de l'immigration et du voyage.

    Dans le livre de Fabio Geda, nous l'histoire d'Enaiat lorsqu'il était enfant. Il naît à Nouva en Afghanistan, un pays hostile. Très jeune, son père meurt et sa mère est fortement endettée et menacée. Afin de sauver son fils Enaiat, elle lui fait passer la frontière et le laisse seul dans ce vaste monde. Quelle vie pour un enfant de dix ans ! Son voyage le fera passer pas six frontières, pour peut-être atteindre son Eldorado.

    Si la fin est heureuse, son voyage l'est moins. Il va échapper à la mort à plusieurs reprises, que ce soit les balles, la fatigue, l'océan ou le froid. Il verra des personnes succomber à la faucheuse. Certains seront des personnes qui migrent comme lui, d'autres seront des amis. Une enfance détruite, terriblement bouleversée et horrifiée. Il aura toutefois quelques moments heureux, comme le jour où il achètera sa toute première montre dont il était fier…

     

    Ce roman m'a fait sourire et m'a attristé à la fois. J'ai aimé partager l'aventure d'Enaiat et vivre ses épreuves en sa compagnie. Il a beau avoir une enfance arrachée, il n'en reste pas moins un enfant pour autant. Il a des amis, il aime les bonbons, jouer au foot. C'est un « récit d'enfance hors du commun ». Enaiat atténue ces malheurs en faisant preuve d'ironie et d'auto-dérision. De quoi faire sourire le lecteur tout en le faisant pleurer. Il essaie parfois de voir le bon côté des choses, il reste optimiste et se persuade que les choses vont s'arranger. Il est « impressionnant de courage et de dignité humaine ».

  • Dans la mer il y a des crocodiles

    Publié le lundi 17 novembre 2014 11:10 - Mis à jour le lundi 17 novembre 2014 11:10

    Dans la mer il y a des crocodiles est un témoignage d’un jeune afghan qui a accompli un voyage d’Afghanistan à l’Italie pendant environ huit ans. Abandonné par sa mère après avoir passé la frontière du Pakistan, Enaïat décide de continuer son voyage clandestin, il n’a que dix ans. Le courage et la détermination seront au rendez-vous tout au long de ce voyage rempli d’aventures pour Enaïat et d’émotions pour le lecteur. L’enfant prend la parole et Fabio Geda l’écrit, fidèle à lui-même. Le style d’écriture est plus que surprenant car l’auteur nous fait lire qu’Enaïat ne montre aucune sensation ni émotion, comme si sa vie n’était que banalité et que rien n’était étonnant dans ce qu’il a accompli.

    Ce livre donne à réfléchir sur l’Humain et ce que nous sommes capables d’accomplir. On en découvre la détermination et l’ambition d’une personne à aller jusqu’au bout de ses envies. « On est porté par l’émotion tout au long » nous confie France Culture. En effet, voir l’histoire d’un enfant allant de frontière en frontière, découvrant des pays, travaillant dans des conditions dramatiques n’est pas chose facile et courante. Révéler cela fait réagir les gens. Il faut raconter au monde qu’il y a encore beaucoup d’inégalités.

    Ce petit bout d’homme nous émeut car on a l’impression qu’à travers ses mots, il nous avoue, pudiquement, qu’il faut passer par des moments durs et qu’il ne faut pas rester dessus car la vie continue. Beau message d’espoir !

    Emilie BAELDE, 1ère STI4

  • Dans la mer il y a des crocodiles

    Par Paul GAILLARD, publié le dimanche 16 novembre 2014 16:30 - Mis à jour le dimanche 16 novembre 2014 16:30

    Ce livre décrit l’histoire d’une vie, celle d’Enaiat, marquée par la détermination, le courage et la volonté de réussir son voyage. Dans tout le livre, l’argent est la source de tous ses problèmes, il cherche sans cesse du travail et se persuade à chaque étape, chaque pays visité, que la vie dans le prochain sera meilleure, qu’il trouvera du travail plus facilement, même s’il doit souffrir pour arriver à l’enfer qui lui paraîtra le moins horrible…

    Ce récit de vie touche beaucoup plus que n’importe quelle histoire inventée. Les faits sont vraiment véridiques alors qu’ils paraissent incroyables. Cela force le respect et l’admiration du lecteur. On sent la souffrance transparaître à travers les propos d’Enaiat, et ce, même si chaque description dans ce livre se fait en toute objectivité, sans aucune animosité même envers les personnes les plus abjectes. On est porté par une émotion jamais décrite tout le long de cette fabuleuse épopée.

    Pour finir, je dirais que ce livre est beau, il est beau à travers tous les obstacles traversés pour avoir une vie paisible, tout simplement normale, pour fuir le danger permanent qui plane sur les hazaras dans son pays. Et le plus émouvant et le plus fort est qu’il parvient à atteindre son but…

    Paul GAILLARD, 1ère STI4

  • Critiques libres d'élève

    Par JEAN-FRANCOIS LEMARIE, publié le dimanche 2 novembre 2014 20:22 - Mis à jour le dimanche 2 novembre 2014 20:22

    Prix littéraire 2014

    Ce blog et ce forum sont disponibles à la rédaction d'avis ou de critiques d'élèves autour des lectures du prix littéraire.

    À vous donc,

    L'équipe enseignante du prix littéraire

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